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Important
Colloque International Transfrontalier : « Les ponts et les routes de l'intégration sous-régionale en Afrique centrale ». 06-06-2008
Conseil de l'université : plus de 200 enseignants recrutés à l'université de Yaoundé 2. 08-05-2008
Colloque International Transfrontalier : « Les ponts et les routes de l'intégration sous-régionale en Afrique centrale ». |
Séminaire organisé le lundi 28 avril 2008 au campus de Soa, sur le thème général : « La Francophonie : l’une des réponses à la mondialisation culturelle ? »
C’est la salle des Actes de l’université de Yaoundé 2 qui a abrité le séminaire organisé à l’initiative de l’association PlanètAgora. Les réflexions développées dans le cadre de la série de rencontres visent à préparer le prochain sommet de la Francophonie d’octobre 2008 à Québec (Canada). L’objectif d’une telle démarche est, en général, d’approfondir les idées sur les décisions stratégiques à prendre lors du sommet et, en particulier, pour le continent africain, d’identifier le mieux possible sa position sur le devenir et le rôle de la Francophonie dans l’espace géoculturel mondialisé. Aussi, les réflexions menées dans les quatre ateliers étaient-elles consacrées aux thématiques ci-après :
Partant du fait que la mondialisation est « un marché du donner et du recevoir », la Francophonie sera définie comme espace d’échanges pour les pays usant la langue française comme moyen de communication ; c’est ce qui fait dire à Jean Tardif (PlanètAgora, animateur du forum) que « la raison d’être de la Francophonie tient de la linguistique… ». Dans la même logique, Michel Guillou (président du réseau des chaires Senghor Francophonie et mondialisation) affirmera que « la Francophonie n’est pas nue, elle existe… aussi faut-il réfléchir sur son rôle…, sur les enjeux de la Francophonie dans la mondialisation… ».
Bien avant ces interventions, le recteur de l’université de Yaoundé 2, Jean Tabi Manga, a souligné l’intérêt de ce séminaire, qui devrait, d’après lui, fournir les éléments pour un document de travail efficient lors du Sommet de Québec. À côté des universitaires et des professionnels, les politiques ont également apporté leur contribution au débat, affirmant la position de leurs gouvernements respectifs. Ainsi, aussi bien Christian Philip (représentant du président de la République française) que René Sadi (représentant du président de la République du Cameroun) ont défendu l’idée d’une refondation nécessaire et de mobilisation régalienne des nations francophones. Pour Christian Philip, la mondialisation interpelle les groupes aussi minoritaires qu’ils puissent être à venir au concert des nations jouer la symphonie de l’union, voire de l’homogénéité. Face à cette menace d’uniformisation et de pensée unique, « la Francophonie est l’exemple de la diversité linguistique et culturelle… ». « La Francophonie est une force politique… parce qu’elle est engagée dans la construction d’un projet véritable… », a-t-il ajouté.
Le gouvernement camerounais par le biais du ministre de l’Enseignement supérieur le Pr. Jacques Fame Ndongo, soulignera que « la Francophonie est un humanisme culturel… ». Aussi se caractérise-t-elle, comme le pensait Aimé Césaire, par sa porosité ; car « l’Afrique ne serait ni le petit poucet,… ni le dindon de la farce. ». D’où l’importance d’une telle rencontre en zone subsaharienne.
Service de l’information et des confErences.
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